L'humidité relative à Toulouse-Francazal : une tendance claire, de 79,0 % à 73,3 % en un demi-siècle

Mis à jour : 2026-08-29

L'année 2026 marque un tournant : avec une humidité relative moyenne de 68,3 % , l'année la plus sèche jamais observée à Toulouse-Francazal depuis le début de la série en 1967. Ce chiffre, issu des relevés quotidiens de la station, illustre un assèchement progressif de l'air toulousain sur près de six décennies.

La question est simple : l'air de Toulouse-Francazal est-il devenu plus sec au fil des décennies ? Les données consolidées de Météo-France, couvrant la période du 2 janvier 1967 au 27 août 2026, répondent sans ambiguïté. La valeur moyenne globale calculée sur l'ensemble de la période, toutes les années confondues, s'établit à 76,3 % d'humidité relative. Mais cette moyenne cache une évolution profonde : les années 1970 étaient nettement plus humides, tandis que les années récentes se rapprochent des valeurs les plus basses jamais enregistrées.

En regardant décennie par décennie, le contraste est frappant. Les quatre premières décennies complètes — 1960, 1970, 1980 et 1990 — affichent des moyennes respectives de 78,8 %, 79,0 %, 77,3 % et 77,1 %. À partir des années 2000, le niveau chute à 74,4 %, puis se stabilise légèrement au-dessus avec 75,0 % dans les années 2010, avant de retomber à 73,3 % pour les années 2020 en cours. C'est la décennie la plus sèche de toute la série.

Le classement des années : cinq années extrêmes

Les cinq années les plus sèches de la série mettent en lumière cette tendance récente. La palme revient à 2026 avec 68,3 % d'humidité moyenne, suivie de près par 2003 avec 71,1 % (année de la canicule historique), puis 2019 avec 71,3 %, 2022 avec 71,6 % et 2020 avec 72,4 %. On remarque que quatre de ces cinq années les plus sèches appartiennent au XXIe siècle, avec une récurrence marquée dans les années 2020.

À l'opposé, les cinq années les plus humides remontent toutes aux premières décennies de la série. L'année 1992 détient le niveau le plus élevé avec 82,0 % d'humidité relative moyenne. Elle est suivie de 1971 et 1977, toutes deux à 80,6 %, de 1969 à 80,5 % et de 1972 à 80,1 %. Aucune année de la période récente ne se hisse à de tels niveaux : le contraste entre le début et la fin de la série est net et sans appel.

La série complète des moyennes annuelles

Le tableau ci-dessous présente l'évolution année par année de l'humidité relative moyenne à Toulouse-Francazal. Il permet de visualiser la tendance générale : des valeurs élevées dans les années 1960-1980, un repli progressif ensuite, et des creux marqués dans les années récentes, notamment 2003, 2019, 2022 et surtout 2026.

Humidité relative moyenne annuelle (en %)

Année Humidité relative moyenne (%)
199282,0
197180,6
197780,6
196980,5
197280,1
202072,4
202271,6
201971,3
200371,1
202668,3

Ce tableau ne reprend que les dix années extrêmes — les cinq plus humides et les cinq plus sèches — afin de condenser l'information. Il montre bien comment les années humides se concentrent dans la première moitié de la série, tandis que les années sèches se massent dans les dernières : aucune année extrêmement humide n'apparaît après 1992, et aucune année extrêmement sèche avant 2003 si l'on excepte le cas particulier de 2026 qui sort totalement du lot.

Que retenir pour Toulouse-Francazal ?

L'air toulousain est devenu plus sec. Ce n'est pas une impression : c'est ce que montrent les relevés de la station de référence de Météo-France. L'humidité relative moyenne des années 2020 (73,3 %) est inférieure de près de six points à celle des années 1970 (79,0 %). Si l'on regarde uniquement l'année 2026, qui affiche 68,3 %, la moyenne globale de 76,3 % pour l'ensemble de la série semble presque un lointain souvenir. Cette baisse de l'humidité, même si elle est progressive sur le long terme, s'est nettement accélérée dans les dernières années, au point que chaque nouvelle année sèche repousse les limites observées précédemment.

Cette tendance a des implications concrètes pour le quotidien : un air plus sec accentue la sensation de chaleur en été, favorise l'évaporation des sols et augmente les risques de sécheresse. Pour la végétation et les cultures de la région toulousaine, ces changements sont à surveiller de près. Les chiffres présentés ici, issus des données officielles et consolidées de Météo-France, constituent une base fiable pour comprendre l'évolution du climat local.

Source : Météo-France — station de Toulouse-Francazal, données historiques 1967-2026, licence Etalab.

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