Sécheresse record à Dijon-École-Normale : la plus longue série de jours sans pluie

Mis à jour : 2026-09-25

34 jours Durée de la plus longue période consécutive sans pluie mesurée à la station Météo-France de Dijon-École-Normale, du 28 février au 2 avril 1929.

Série avec interruption : aucune donnée entre 1900 et 1924 ; l'analyse couvre les périodes mesurées (1898-1937). Données de 1898-1900 et 1924-1937.

Voilà la réponse nette à la question que beaucoup de Dijonnais se posent après un été sec : sur toute la série de mesures disponibles à la station de Dijon-École-Normale, le plus long épisode sans la moindre précipitation a duré 34 jours. Il a commencé le 28 février 1929 et ne s'est achevé que le 2 avril 1929. Presque un mois et demi de ciel dijonnais sans qu'une goutte ne tombe sur le pluviomètre, en plein passage de l'hiver au printemps.

Ce chiffre de 34 jours reste, dans les données de Météo-France pour cette station, la référence absolue de la sécheresse météorologique, c'est-à-dire la plus longue séquence de jours consécutifs sans précipitations. Il faut remonter à 1929 pour la trouver, et aucune des périodes enregistrées depuis ne l'a dépassée dans la série analysée.

Les cinq plus longues sécheresses enregistrées

Le classement des épisodes sans pluie les plus longs à Dijon-École-Normale montre une particularité frappante : l'année 1929 y apparaît deux fois, avec les deux premières places. La sécheresse du printemps 1929 est la plus longue jamais mesurée, suivie de près par celle de la fin de l'été de la même année.

RangDébutFinDurée
128 février 19292 avril 192934 jours
217 août 192916 septembre 192931 jours
327 janvier 193425 février 193430 jours
46 août 19323 septembre 193229 jours
513 juillet 19378 août 193727 jours

Deuxième épisode de la liste, la séquence du 17 août au 16 septembre 1929 atteint 31 jours. Elle tombe en pleine période estivale, au moment où la demande en eau est la plus forte, et elle est restée à seulement trois jours du record de printemps de la même année. Pour Dijon, 1929 est donc l'année noire par excellence : deux sécheresses de plus de trente jours, l'une au printemps et l'autre en fin d'été.

Le podium se complète avec l'épisode du 27 janvier au 25 février 1934, long de 30 jours. Là encore, c'est l'hiver qui est en cause : un mois entier de janvier-février sans précipitations mesurables. Les quatrième et cinquième places reviennent à des séquences estivales, du 6 août au 3 septembre 1932 (29 jours) et du 13 juillet au 8 août 1937 (27 jours).

Pourquoi les sécheresses les plus longues ne tombent pas toujours en été

Un réflexe courant associe sécheresse et canicule estivale. Les données dijonnaises nuancent ce raccourci : la plus longue séquence sans pluie de la station démarre un 28 février, et la troisième de la liste commence un 27 janvier. En hiver, l'air peut rester durablement sec sous l'influence de conditions anticycloniques froides et stables, et les précipitations se font rares pendant des semaines.

Mais l'été n'est pas en reste. Trois des cinq épisodes les plus longs de la série se déroulent entre juillet et septembre. La sécheresse de fin d'été 1929 en est l'illustration parfaite : elle survient juste après celle du printemps, ce qui signifie que cette année-là, la région a enchaîné deux très longues fenêtres sans pluie en l'espace de quelques mois.

Une longévité remarquable du record

Le record de 34 jours date de 1929 et n'a pas été battu dans la suite de la série analysée. Les autres grands épisodes recensés s'étalent entre 1929 et 1937, avec des durées allant de 27 à 31 jours. La sécheresse du 13 juillet au 8 août 1937, la plus « récente » de ce classement, ferme la marche avec 27 jours : c'est elle qui s'approche le moins du sommet.

Cette concentration des records sur la période 1929-1937 ne signifie pas que les décennies suivantes aient été épargnées par les sécheresses, mais elle indique que, dans les données de la station de Dijon-École-Normale, aucune séquence mesurée depuis n'a égalé ou dépassé 34 jours consécutifs sans pluie.

Comment lire ces journées « sans pluie »

Dans le vocabulaire météorologique, une sécheresse de ce type se mesure en jours consécutifs où le pluviomètre n'enregistre aucune précipitation. La station de Dijon-École-Normale, située à 243 m d'altitude, fournit des relevés continuels qui permettent de suivre ces séquences jour après jour. Un épisode de 34 jours signifie que pendant plus d'un mois, aucune pluie, ni bruine, ni averse, ni neige fondue, n'a été mesurée à cet endroit.

À l'échelle du climat local, ces longues fenêtres sèches pèsent sur les sols, les rivières et les nappes, surtout lorsqu'elles coïncident avec des températures élevées. La répétition de deux épisodes majeurs en 1929 montre bien qu'une même année peut cumuler plusieurs sécheresses marquées : un printemps privé de pluie, puis une fin d'été tout aussi aride.

Ce que disent les chiffres, sans détour

Pour résumer ce que livrent les relevés de Météo-France à Dijon-École-Normale : la plus longue période consécutive sans pluie a duré 34 jours, du 28 février au 2 avril 1929. Derrière elle, la sécheresse du 17 août au 16 septembre 1929 tient 31 jours, celle du 27 janvier au 25 février 1934 tient 30 jours, celle du 6 août au 3 septembre 1932 tient 29 jours, et celle du 13 juillet au 8 août 1937 tient 27 jours.

Ces cinq épisodes constituent les références de la sécheresse météorologique à la station. Leur répartition sur les saisons — hiver et printemps pour les plus longs, été pour les autres — rappelle qu'une absence prolongée de pluie peut survenir à n'importe quel moment de l'année, dès lors que les conditions atmosphériques installent un temps durablement sec sur la Bourgogne.

Source : Météo-France, station de Dijon-École-Normale (243 m d'altitude). Période analysée : 1898-1937.

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