Mis à jour : 2026-07-29
35 jours de gel consécutifs : c’est le record absolu pour la station de Grenoble-St Geoirs, située dans l’Isère. Il a été mesuré du 16 décembre 1970 au 19 janvier 1971, soit une série de 35 nuits où la température minimale n’est jamais remontée au-dessus de 0 °C. Aucune autre rache n’a approché ce chiffre depuis plus de 55 ans : le record tient toujours.
Pour comprendre ce qu’impliquent 35 jours sans dégel, il faut imaginer le bassin grenoblois pris par un froid sec et persistant. La station de référence Météo-France de Grenoble-St Geoirs (indicatif 38384001) enregistre la température minimale quotidienne sans interruption depuis 1941. En analysant l’ensemble de la série, du 1er août 1941 au 26 juillet 2026, la plus longue rache de gel atteint donc exactement 35 jours. C’est une valeur rare pour une vallée alpine de basse altitude : elle dépasse de 6 jours le deuxième épisode le plus long, qui compte 29 jours.
Viennent ensuite trois rachas de 25 jours chacune, qui montrent que le froid durable n’est pas exceptionnel en Isère, mais qu’une durée aussi extrême que 35 jours ne s’est plus reproduite depuis l’hiver 1970-1971.
Le classement ci-dessous détaille les cinq épisodes les plus longs de jours consécutifs avec température minimale inférieure à 0 °C. Toutes les données proviennent du réseau de stations officielles Météo-France.
| Début | Fin | Jours de gel |
|---|---|---|
| 16 décembre 1970 | 19 janvier 1971 | 35 |
| 26 décembre 1989 | 23 janvier 1990 | 29 |
| 20 janvier 2011 | 13 février 2011 | 25 |
| 23 janvier 1991 | 16 février 1991 | 25 |
| 1er décembre 1990 | 25 décembre 1990 | 25 |
La deuxième place revient à l’hiver 1989-1990 avec 29 jours, une rache qui a débuté le 26 décembre 1989 pour s’achever le 23 janvier 1990. Les trois épisodes de 25 jours sont plus récents : deux se sont produits en hiver 1990-1991 (décembre 1990 puis janvier-février 1991) et un en janvier-février 2011. Ce dernier montre que le froid durable n’a pas disparu au XXIe siècle, même si aucun n’a égalé les 35 jours de 1971.
Il est important de noter que ces rachas sont calculées sur des jours strictement consécutifs. Une journée avec une température minimale de 0,1 °C casse la séquence. Le record de 35 jours a donc demandé un froid exceptionnellement stable et persistant, sans aucune « trouée » de redoux pendant plus d’un mois.
La station de Grenoble-St Geoirs est implantée dans la plaine du Grésivaudan, à 384 m d’altitude. Sa situation en cuvette favorise les inversions thermiques et les nuits claires, ce qui explique qu’elle enregistre régulièrement des gelées précoces ou tardives. La série historique de 85 années complètes (1941-2026) permet de suivre l’évolution des vagues de froid. Les données brutes montrent que les rachas les plus longues sont concentrées entre décembre et février, avec un pic net en janvier.
Si l’on compare les cinq épisodes du tableau, on constate qu’aucune rache de plus de 20 jours n’a été enregistrée avant 1970 dans les premières décennies de la série. Inversement, depuis 2011, aucun épisode n’a dépassé 25 jours. Cela n’empêche pas l’occurrence de gelées isolées, mais les périodes de froid continu semblent devenir plus courtes dans la période récente.
Une rache de 35 jours avec gel signifie que pendant plus d’un mois, la température minimale est restée systématiquement sous 0 °C. Pour une station de basse altitude en Isère, c’est un événement qui ne s’est produit qu’une seule fois depuis le début des relevés. Le froid intense n’est pas rare dans la région, mais sa persistance pendant 35 jours consécutifs l’est. En comparaison, la rache la plus longue du XXIe siècle n’atteint que 25 jours (janvier-février 2011), soit 10 jours de moins que le record absolu.
Ces données sont issues du traitement de la base diario_fr de Météo-France, qui compile les observations quotidiennes de la station de Grenoble-St Geoirs. Le calcul utilise la méthode « gaps-and-islands » pour identifier exactement les séquences continues de jours où la température minimale est inférieure à 0 °C. Ce record a été vérifié sur l’ensemble de la période de disponibilité des données, du 1er août 1941 au 26 juillet 2026.
Si vous cherchez à savoir combien de jours de gel consécutifs il a fait à Grenoble-St Geoirs lors de tel ou tel hiver, la réponse la plus frappante reste donc 35 (du 16-12-1970 au 19-01-1971). Aucune autre année n’a dépassé 29 jours. Le froid de janvier 2011, bien qu’intense, s’est limité à 25 jours. Ces repères précis aident à mesurer le caractère exceptionnel de l’hiver 1970-1971 dans la région grenobloise, plus de 55 ans après, le record tient toujours.
Source : Météo-France — données publiques (licence Etalab). Station de référence : GRENOBLE-ST GEOIRS (indicatif 38384001). Période analysée : 1941-08-01 à 2026-07-26. Données quotidiennes de température minimale (Tn) ; rachas calculées sur jours consécutifs avec Tn < 0 °C. Méthode : gaps-and-islands sur la table diario_fr.
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